Frais de douane au port de Mongoumba

Par Marie Pierre COPPENS l LNC

(Bangui, le 15 Mars 2026 | LAMINE MEDIA) À Mongoumba, dans la Lobaye, au port, ça râle sec, commerçants et propriétaires de bateaux restent parfois bloqués pendant plusieurs jours, incapables de repartir vers Bangui. Cela est due à l’augmentation des taxes douanières, qui laisse les opérateurs riverains sans voix. Ils demandent des mesures urgentes pour alléger cette charge et sécuriser leurs activités. Et on entend partout les commerçants qui empruntent les voies fluviales s'écrier : <<On en a marre, on ne sait pas ce que la douane veut de nous >>. Selon les informations recueillies à Bétou, à la frontière entre le Congo-Brazzaville et la République Centrafricaine, les douaniers du port de Mongoumba , premier point d’entrée vers Bangui , On entend : << Les douaniers et nous, on ne s’entend vraiment pas. Les taxes qu’ils imposent sont trop lourdes. Nous n’avons pas cette capacité, c’est la raison pour laquelle nous sommes bloqués ici depuis hier >>. Pour une baleinier, les taxes actuelles sont bien plus élevées qu’auparavant : <<Le bidon d’huile que nous payions à 200 francs CFA coûte aujourd’hui 350 francs CFA. Cela ne nous facilite pas la tâche. Je ne sais pas si je m’en sortirai. Ce voyage pourrait être le dernier pour moi, j’en ai ras-le-bol >>, explique-t-il. Même cri d’alarme pour Kamadjali Igort Oscar, responsable d’une baleinière bloquée depuis deux jours : <<Certes, dans d’autres ports, il existe des taxes douanières, mais elles ne sont pas comme celles du port de Mongoumba. Ici, les douaniers exagèrent. Par exemple, tu peux transporter des marchandises d’un million, ils veulent prélever même 800 000 francs CFA. Mais qu’est-ce qu’on va gagner ? >>, a-t-il livré. Mais pour les services douaniers de Mongoumba, ces propos ne sont que de << simples spéculations >> et ils se défendent : << Nous ne faisons qu’appliquer le code des douanes de la CEMAC. Nous ne travaillons pas à notre guise, il y a des textes qui régissent notre travail. Eux ne comprennent pas et disent ensuite des mensonges sur nous >>, a déclaré un responsable. Bref, on ne s'écoute pas. Notons qu’en plus des problèmes de taxes douanières, les navigants font également face à la baisse du niveau du fleuve en cette période de saison sèche.

For: LAMINE MEDIA

Date: March 15, 2026

Copyright ©: 2014 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA