Add your promotional text...


Dernier rapport de l'OCHA
Par Eve MALONGA l LNC
(Bangui, le 28 Avril 2026 | LAMINE MEDIA) OCHA dans son dernier rapport hebdomadaire, dresse un bilan peu rassurant de la situation humanitaire en République Centrafricaine. Et de fait, il y a les déplacements de populations, l'insécurité alimentaire, ou l'accès limité aux services de base et le sous‑financement chronique de la réponse, enfin, les besoins demeurent immenses sur l’ensemble du territoire. Le pays continue de faire face à une crise humanitaire multidimensionnelle qui touche près de 2,3 millions de personnes, soit presque la moitié de la population, si on compte les non comptabilisés. Parmi elles, 1,3 million sont ciblées par l’assistance humanitaire en 2026, dans un contexte marqué par des déplacements persistants, des chocs climatiques et une insécurité durable. Le pays comptait encore 427 000 personnes déplacées internes à la fin de l’année 2025, alors que les besoins financiers pour la réponse humanitaire s’élèvent à 264,1 millions de dollars, seulement moins de 14 % avaient été mobilisés à la fin mars. De la période allant du 15 au 21 avril 2026, on a remarqué une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans le nord‑ouest du pays.Comme dans l’Ouham, où des familles ayant amorcé un retour progressif dans le village de Bowaye ont été contraintes de reprendre la fuite, suite à une incursion d’éléments armés. Plus de 1 200 ménages ont ainsi trouvé refuge dans des localités voisines ou en brousse, tandis que d’autres se déplacent en permanence, afin de préserver leurs moyens de subsistance, au prix d’une précarité accrue. Dans la Lim‑Péndé et l’Ouham‑Péndé, une mission conjointe de quatorze organisations humanitaires a mis en évidence des besoins multisectoriels particulièrement préoccupants. L’insécurité alimentaire demeure élevée, car elle est alimentée par la destruction des cultures, les perturbations liées à la transhumance et la dégradation avancée des infrastructures routières. En outre, les risques de protection restent importants, notamment pour les femmes et les filles exposées aux violences basées sur le genre et aux mariages précoces. L’accès à l’eau potable est drastiquement limité, près de 80 % des forages étant hors service, tandis que l’insuffisance de l’offre de soins accroit le risque de flambées épidémiques, notamment de rougeole et de méningite. En dépit d'un contexte difficile, les acteurs humanitaires poursuivent des interventions ciblées à travers le pays. Par exemple, dans la Basse‑Kotto, il y a des activités de travail contre rémunération qui soutiennent des jeunes vulnérables engagés dans la réhabilitation d’infrastructures communautaires. Dans l’Ouham‑Fafa, des ménages affectés par une tempête ont reçu des kits d’abris et des biens non alimentaires, tandis que dans la Nana‑Gribizi, des adolescentes ont bénéficié de kits d’hygiène destinés à favoriser leur maintien à l’école. Dans la Vakaga, au nord‑est, des projets intégrés dans les secteurs de la santé et de l’éducation visent à améliorer l’accès aux services essentiels, notamment pour les réfugiés soudanais et les communautés hôtes. OCHA alerte toutefois sur le déficit de financement compromettant la capacité à répondre durablement aux urgences et à renforcer la résilience des populations affectées. Dans ce contexte, les Nations unies et leurs partenaires appellent à une mobilisation accrue de la communauté internationale afin de prévenir une aggravation de la crise en République Centrafricaine. Et avec tous ces avatars, Touadéra qui amuse la galerie, avec sa 7ème République.
For: LAMINE MEDIA (en FR et GB)
Date: 29 April 2026
Copyright ©: 2013 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA
RECEVEZ NOTRE newsletter
contact@laminemedia.com
© 2025. LAMINE MÉDIA All rights reserved.
