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Leaders de la société civile arrêtés ne seront pas libérés
Par Susan CARTER JONES l LNC
(Bangui, le 18 Octobre 2026 | LAMINE MÉDIA) Contrairement aux dires du porte parole du gouvernement, les leaders de la société civile arrêtés ne sont pas libérés, en outre, ils n'étaient pas 4 mais 5, aussi les organisations de la société civile (OSC) donnent jusqu’à ce Lundi après-midi aux autorités pour libérer les cinq en question sinon, ces OSC menacent de lancer un nouveau mot d’ordre de ville morte sur l’ensemble du territoire national.
Mais pire encore, dans une déclaration lue le soir du Samedi 17 Octobre, à la télévision nationale, le procureur de la République annonce l’ouverture d’une enquête à l'encontre des organisations de la société civile. les accusant de vouloir troubler l’ordre public et d'inciter à la désobéissance civile.
Mais pèle mêle, des organisations de défense des droits de l’homme, l’opposition, les forces vives de la nation et même des voix au sein du pouvoir dénoncent des arrestations jugées arbitraires et réclament leur libération. Cependant, Samedi dernier, les avocats des cinq acteurs de la société civile interpellés à Bangui ont tenté, sans succès, de rencontrer leurs clients.
Maître Nicolas Tiangaye, l’un des douze avocats de la défense, dénonce cette situation : « Nous avions informé, par écrit, le procureur de la République près du tribunal de Grande instance de Bangui, de notre constitution pour assurer la défense de ces cinq personnes. La première démarche amenée, c’était de rencontrer nos clients pour avoir les éléments probants concernant leur défense et ensuite pour savoir ce qui leur est reproché. Pour l’instant, on nous a interdit de les voir. »
Selon la police, les cinq personnes arrêtées se porteraient bien. Les restrictions d’accès ne seraient imposées que pour des raisons de sécurité.
Explication que conteste la défense qui estime que les droits des personnes détenues ne sont pas respectés : E« Ce ne sont pas des terroristes. La nature de ce régime qui veut museler les Centrafricains est aux antipodes de l’État de droit. Demander aux pouvoirs publics de baisser le prix du carburant ne constitue, ni une contravention, ni un délit et encore moins un crime. »
En début de semaine prochaine, les cinq leaders de la société civile devraient être présentés au procureur de la République.
For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)
Date:18 October 2026
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