I GWE apaise les conflits post-électoraux

Par Sofia VANDENBROECK l LNC

(Bangui, le 16 Janvier 2026 - LAMINE MEDIA) Lors d’une conférence de presse tenue Jeudi dans la salle de conférence de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), à Bangui, l’association de la société civile I GWE appelle à l’ouverture d’un dialogue inclusif à l’issue du processus électoral en cours en Centrafrique. Son coordonnateur Quentin Ngbouando a dénoncé de nombreuses irrégularités constatées lors des élections groupées du 28 Décembre 2025. Selon I GWE, ces dysfonctionnements sont en grande partie imputables à l’Autorité nationale des élections (ANE), dont la gestion du scrutin est énormément critiquée. Plusieurs obstacles ont été citées, notamment : l’insécurité persistante, l’isolement de certaines localités et de lourdes contraintes logistiques ont privé de nombreux citoyens de l’exercice de leur droit constitutionnel de vote. Par ailleurs, les observateurs de I GWE affirment que ces difficultés, relevées dans différentes régions du pays, ont gravement affecté la crédibilité et le bon déroulement du processus électoral. Estimant que la paix et la stabilité ne peuvent se construire en dehors du respect de la légalité et des droits électoraux, en conséquencez, I GWE formule plusieurs recommandations. Elle appelle notamment à la préservation et à la disponibilité des procès-verbaux originaux, à un examen impartial de tous les contentieux électoraux, au respect de l’indépendance du juge constitutionnel ainsi qu’à une protection effective des populations civiles. Comme un retour en arrière est impossible après la tenue des élections, l’association invite les acteurs politiques et institutionnels à privilégier l’unité nationale. Elle propose l’organisation d’un dialogue inclusif post-électoral, qu’elle considère comme un levier essentiel pour préserver la paix sociale et renforcer la cohésion nationale. Alors que le processus électoral se poursuit, ouvrant la voie à une nouvelle gouvernance, cependant, I GWE déplore l’absence de concertation inclusive en amont. Une situation qui, selon elle, risque d’affaiblir la légitimité et l’autorité du futur président, limitant sa capacité à rassembler et à gouverner dans l’intérêt général. Toutefois elle se veut optimiste. Estimant qu’un dialogue national inclusif, urgent et l’ensemble des parties prenantes demeure possible et nécessaire pour restaurer la confiance, apaiser les tensions et jeter les bases d’une gouvernance stable et acceptée par tous.

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Date: January 16, 2026

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