Add your promotional text...


La Street food en Centrafrique
Par Fanta DEMBA l LAMINE MEDIA
(Bangui, le 8 Juillet 2026 | LAMINE MÉDIA) Devant l'augmentation du coût de la vie en Centrafrique, la restauration de rue ou "street food", venue d'Asie s’impose comme une solution pour de nombreux ménages, et malheureusement pour les finances de l'État, fleurit surtout dans l'informel. Mais entre baisse de la clientèle et flambée des prix des denrées, le secteur traverse une période difficile. Dans le pays, on peut voir des stands improvisés un peu partout, sur un trottoir de Bangui, une station de taxi-moto à Berbérati, un marché de Bouar ou une avenue de Bambari, le décor est le même répète : des fritures qui crépitent, des marinades qui fument, des mains rapides qui répètent le même geste technique et files d’attente animées où l’impatience se mêle à la bonne humeur. La street food est devenu en Centrafrique, un véritable phénomène social et économique, nourrissant les habitants tout en racontant le quotidien des villes. Poisson, poulet ou encore méchoui (chouia en Sango), yabanda, spécialité locale très prisée, attirent chaque jour une clientèle en quête de repas rapides et abordables, vendus entre 500 et 1 500 francs CFA, quand les restaurants classiques proposent des menus généralement compris entre 4 000 et 10 000 francs CFA. Pour des milliers d’élèves, d’étudiants et de travailleurs, ces repas constituent souvent les seuls de la journée, dans un pays où la moitié de la population crève de fatm Marie Korinne, une restauratrice de street food raconte : “ Comme vous pouvez le constater, nous proposons ici du poisson, du poulet ainsi que des spécialités locales comme le yabanda. Mais depuis la fin des cours, les choses ne sont plus comme avant. Une grande partie de notre clientèle était composée d’élèves et d’étudiants. Aujourd’hui, les ventes ont considérablement baissé. Parfois, même lorsque nous réalisons 1 000 francs CFA de recettes dans la journée, cela ne suffit pas à rémunérer nos assistantes. Pourtant, nous laissons nos enfants à la maison pour venir travailler. À la fin du mois, il faut tout de même payer les factures et faire vivre la famille. ” Notons que nous sommes dans un pays où, plus de 80% des entreprises évoluent dans l’informel et 70 % des Centrafricains vivant sous le seuil de pauvreté, du coup, la restauration de rue joue un rôle économique majeur. Mais avec les vacances scolaires et universitaires, plusieurs vendeurs enregistrent une baisse de leur clientèle, alors même que le coût des denrées alimentaires continue d’augmenter. Il y a aussi une offre plus diversifiée, de l'Attiéké Ivoirien, du ndolé Camerounais, du fufu Congolais ou encore spécialités Centrafricaines séduisant aussi bien les nationaux que les ressortissants étrangers installés dans le pays. Une clientèle prête à payer davantage pour retrouver les saveurs de son pays d’origine. D’après Joyce Ngakali Etong, une restauratrice : “ Ce n’est pas facile, mais nous essayons de nous adapter. Pour moi, la restauration est avant tout une passion. Cette passion m’a permis de me spécialiser dans plusieurs cuisines africaines. Aujourd’hui, je propose notamment des plats ivoiriens, camerounais ou congolais. Mais en Centrafrique, il manque encore de nombreux ingrédients indispensables à certaines recettes. Nous sommes donc souvent obligés de les faire venir de leurs pays d’origine afin de garantir l’authenticité des saveurs et satisfaire notre clientèle.” Suivant l’Organisation internationale du Travail, l’économie informelle représente plus de 80 % des emplois en Afrique subsaharienne. En Centrafrique, de la vendeuse de rue à la restauratrice spécialisée, la gastronomie apparaît aujourd’hui comme un véritable levier économique et une source de revenus pour des milliers de familles. For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)
Photo: Albert FALL/LNC ©
Date: 8 July 2026
x= x.com/...
Facebook = facebook.com/...
Copyright ©: 2013 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA
RECEVEZ NOTRE newsletter
contact@laminemedia.com
© 2025. LAMINE MÉDIA All rights reserved.
