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Birao et ses ennuis
Par Marie Pierre COPPENS l LNC
(Bangui, le 25 Août 2026 | LAMINE MÉDIA) À Birao, la capitale de la Vakaga, où je suis, la frontière avec le Soudan est fermée, mais dans cette région isolée de tout, avec des routes impraticables, on sent les effets de l'isolement par la chèreté des prix, comme partout dans ce pays, ce sont les femmes qui font les courses, Awa est l'une d'elles : "Le coût de la vie est extrêmement élevé, à Birao, les prix des produits de première nécessité, des produits manufacturés, ont triplés, nous n'arrivons plus à manger à notre faim, nous sommes obligés de réduire notre consommation, mais cela ne suffit plus." Localement, les quelques 30 000 habitants se disent asphyxiés, devant cette situation, les autorités promettent des routes praticables pour désenclaver la région, vœu vain pour les habitants, même si 100 kms a déjà été fait, et ce qui coûte 100000 FCFA à Bangui, revient à 17 000 FCFA à Birao, c'est dire si la culbute est énorme. Question sécuritaire, la MINUSCA multiplie les rondes, traquant un peu partout les poches rebelles; quant aux FACA et les mercenaire Russes, ils se font plus discrets, et la population ne leur fait pas confiance en cas de nouvelle attaque rebelle. Les difficultés d'approvisionnement obligent à se tourner vers le Tchad, par un trajet rallondé, sur des pistes défoncées comme le raconte Oumar Alfachine, un commerçant de Birao : "Un camion peut faire un mois des fois, si c'est chargé, il y a des camions qui tombent, et même le coût de transport de Bangui à Birao, ça revient à 12 millions de CFA, maintenant, arrivé à Birao, avec toutes les taxes et autres, ça augmente les prix à la consommation."
For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)
Photo: Marie Pierre COPPENS/LNC©
Date: 25 August 2026
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