FACA bandits de rue

Par Karine ALLOUCHE l LAMINE MEDIA

(Bangui, le 1 Mars 2026 - LAMINE MÉDIA) Bangui est secouée par une série de braquages et de meurtres attribués à des porteurs de tenue. Ce qui suscite l’indignation, car la population faisait confiante aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). Mais voila, le militaire Centrafricain est mal payé ou pas payé du tout (pratique courante dans ce pays), ce qui donne quelques vilaines idées. Si certains se voient contraints de travailler par exemple comme taxi-moto la nuit pour subvenir à ses besoins quotidiens, d'autres choisissent le banditisme. Conclusion, la population est victime de leurs exactions à répétition. Hier encore, les Centrafricains se mobilisaient pour obtenir la levée de l’embargo sur les armes, afin de renforcer les capacités des FACA, bien mal leur en prit. Cette crise de l'armée dévoile plusieurs failles structurelles. D’abord, le processus de recrutement, souvent mené sans enquête approfondie sur la moralité des jeunes recrues. Ensuite, les conditions de vie et de rémunération des soldats, insuffisantes pour répondre à leurs besoins, les poussant parfois à l'illégalité. Enfin, l’absence de mécanismes de contrôle et de sanctions exemplaires qui fragilise l’autorité de l’institution militaire. Du coup, la population vit dans la peur de sa propre armée, et se sent abandonnée par ceux qui devraient la protéger. Politiquement, le gouvernement est responsable de sous-payer son armée; à moins qu'elle ne soit trop grande. Les FACA doivent impérativement regagner la confiance de la population en faisant des réformes en profondeur pour redevenir l’institution protectrice qu’elles étaient censées incarner. Sans cela, l’espoir d’une stabilité durable risque de s’éloigner encore davantage.

For: LAMINE MEDIA

Date: March 1, 2026

Copyright ©: 2014 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA