Enlèvement de la sous‑préfète de Bambouti

Par Eve MALONGA l LNC

(Bangui, le 4 Janvier 2026 - LAMINE MEDIA) Pendant que les élections groupées du 28 Décembre 2025 se déroulaient globalement sur la majorité du territoire Centrafricain, comme-ci, comme ça, la localité de Bambouti, dans le Haut‑Mbomou, a été frappée par une attaque d’une ampleur inattendue. Des combats violents ont opposé les forces armées à des miliciens du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, provoquant un mouvement massif de fuite parmi les habitants et l’enlèvement de plusieurs personnes, dont la sous‑préfète Koumba Ndiaye. Le silence persistant des autorités dessus, accentue chaque jour la détresse des familles. Dans cette zone reculée du sud‑est du pays, les affrontements ont éclaté au moment même où la population tentait de participer à un processus électoral présenté comme décisif pour la stabilité du pays. La situation a pris une dimension encore plus dramatique avec l’enlèvement de la sous‑préfète de Bambouti, Madame Koumba Ndiaye, mère de quatre enfants, ainsi que de plusieurs autres civils. Les miliciens les auraient conduits vers un lieu inconnu au cœur de la brousse, rendant toute tentative de localisation particulièrement difficile. Depuis leur disparition, aucune communication officielle n’a été rendue publique par les autorités centrafricaines, une absence d’information qui laisse les familles dans un désarroi profond. Chaque jour, l’inquiétude enfle, nourrie par le silence des institutions et l’impossibilité d’obtenir des précisions sur l’état de santé des otages ou sur les exigences éventuelles des ravisseurs. Les quelques autorités du pays rencontrées par les proches ne livrent que des déclarations brèves et imprécises, se bornant à affirmer que « les otages vont bien » et que des discussions seraient en cours. Au sein de la population Centrafricaine, la colère grandit face à ce mutisme institutionnel, jugé incompréhensible au regard de la gravité des faits. Beaucoup déplorent l’absence de prise de position claire de l’administration centrale et regrettent que les médias nationaux ne relaient pas davantage cette crise locale dont les implications dépassent largement les frontières de Bambouti. Pour de nombreux citoyens, le pays ne peut aspirer à une paix durable tant que de tels événements restent entourés d’opacité et que les victimes ne bénéficient pas d’une mobilisation nationale forte et visible. Les événements de Bambouti rappellent avec force que la consolidation de la sécurité et de l’autorité de l’État demeure un défi majeur, et qu’aucune avancée politique ne peut s’inscrire dans la durée sans une protection effective des citoyens, en particulier dans les régions les plus vulnérables du pays.

For: LAMINE MEDIA

Date: January 4, 2025

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