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Le coton en Centrafrique
Par Mahamat SENOUSSI l LNC
(Bangui, le 5 Avril 2026 | LAMINE MEDIA) Nous sommes à Nzila, dans la sous-préfecture de Bangui Fleuve, plus précisément derrière la JPN, sous un soleil qui émerge doucement sur un champ modeste de culture de coton. Entre les rangées de cotonniers, Jean Luis, un jeune cultivateur amateur, inspecte ses plants avec rigueur. Comme souvent en Centrafrique, ici, pas de grandes exploitations mécanisées, mais près de 700 pieds de coton entretenus à la main, avec patience et détermination. Pour lui, cette culture n’est pas seulement une activité agricole mais un moyen de survie. À l'image de beaucoup de jeunes dans le pays, Sèm Bruno Hotondoya fait face à un avenir incertain. Le coton, autrefois pilier économique dans certaines régions du pays, tend aujourd’hui à disparaitre. Victime de multiples difficultés : manque de soutien, absence d’usine de transformation, faibles revenus et désintérêt progressif des nouvelles générations. Pourtant, à Nzila, Sèm Bruno Hotondoya fait partie de ceux qui persévèrent et refusent de passer à autre chose: « Je sais que ce n’est pas facile, mais je continue quand même le combat sans baisser les bras », confie-t-il en essuyant la sueur de son front. « Avec ces plants, j’espère un jour subvenir à certains besoins de ma famille». Sa parcelle, bien que modeste, représente un effort quotidien. Semer, arroser, protéger les plants contre les ravageurs, car chaque geste compte: «Comme vous voyez, je suis en train de faire de la place, mettre de l’espace entre chaque pieds, pour que le développement passe vite». D’autres jeunes cultivateurs dans le pays, ne suivent pas tous la même voie. Bien que souvent hésitants, certains les qualifient même d’« hamadonistes », et de perte inutile de temps. Ils préfèrent la culture du café au coton. Comme par exemple le font les jeunes cultivateurs de la Lobaye. L’idée n’est plus de viser de vastes champs comme autrefois, mais plutôt de développer de petits jardins de coton, adaptés aux moyens disponibles. Fait étonnant, pour certains de ces cultivateurs, le coton ne sert pas uniquement à des fins économiques. Dans certaines communautés, les feuilles sont utilisées pour préparer des tisanes traditionnelles, réputées pour leurs vertus médicinales. Une pratique qui montre que cette plante conserve une valeur culturelle et sanitaire, au-delà de sa fonction induses. Les jeunes comme Sèm Bruno Hotondoya manquent d’outils, de formation et d’accès aux marchés. Malgré cela, ils continuent, portés par une volonté de préserver un héritage agricole et d’inventer une nouvelle manière de cultiver. Au milieu de ses 700 plants de coton, Sèm Bruno Hotondoya incarne une résistance silencieuse. Car, même en voie de disparition, la culture du coton n’a pas encore dit son dernier mot en République Centrafricaine. En effet, autrefois grâce à l’UCCA et la SOCOCA, la Centrafrique voyait son commerce et économie se développer. Mais depuis que ces institutions ne sont plus, le pays en souffre. Il faudrait donc un renouvèlement non seulement de ceux-ci, mais aussi la mise en place d’un usine de transformation de ce produit.
For: LAMINE MEDIA
Date: April 5, 2026
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