

Élections quand tu nous tiens !
Par valery MANSFIELD l LNC
(Bangui, le 4 Janvier 2026 - LAMINE MEDIA) Tandis que l’Autorité Nationale des Élections poursuit la compilation des données, la divulgation des premiers résultats partiels de la présidentielle a déclenché une vive polémique politique, l’opposant Anicet‑Georges Dologuélé revendique déjà sa victoire, provoquant une riposte immédiate du camp Touadéra. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) a ouvert l’année 2026 en publiant, le 1er janvier, une première série de résultats partiels d’une centaine de bureaux de vote répartis entre Bangui, plusieurs préfectures et centres de vote de la diaspora. Cette étape, très attendue, marque le début d’un processus de publication progressive tandis que le Centre de Traitement des Données poursuit l’examen des procès‑verbaux encore en attente. Mais cette avancée technique a rapidement été éclipsée par une déclaration retentissante du principal opposant, Anicet‑Georges Dologuélé. En effet, le 2 Janvier, lors d’une conférence de presse, le candidat de l’URCA a affirmé sans détour qu’il avait remporté l’élection. Selon lui, les données collectées par les 10 000 représentants de son parti montrent un effondrement du MCU, dans 17 des 20 préfectures ainsi qu’un net recul à Bangui. Fort de ces chiffres, il estime que la victoire lui revient et accuse certains segments de l’ANE, sous pression du pouvoir, de tenter de manipuler les résultats. Il assure disposer de preuves, sans toutefois les rendre publiques, et prévient qu’il n’acceptera plus ce qu’il considère comme une confiscation du choix populaire, rappelant avoir déjà concédé deux défaites en 2016 et 2021. En retour, sa prise de position a immédiatement suscité une réaction ferme du camp présidentiel. Dans un communiqué publié le 2 janvier, Evariste Ngamana, porte‑parole du candidat Faustin Touadéra, a dénoncé une déclaration « non étayée » et rappelé que seule l’Autorité Nationale des Élections, suivie du Conseil Constitutionnel, est habilitée à proclamer les résultats. Il a appelé au respect strict du cadre légal, soulignant que toute tentative d’auto‑proclamation constitue une violation des règles électorales. Alors que les tensions montent et que les deux camps affûtent leurs arguments, la population attend désormais les résultats provisoires annoncés pour demain. Entre accusations de fraude, appels au respect des institutions et incertitude politique, la République Centrafricaine entre dans une phase décisive où chaque déclaration semble peser sur l’équilibre fragile du pays.
For: LAMINE MEDIA
Date: January 4, 2026
Credit photo: Jeune Afrique
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