

Édito.....
Savez-vous qu'en Centrafrique, le métier de journaliste n’existe pas, donc pas de carte de presse. n'importe qui avec un peu d'argent peut se lever un matin, et s'improviser journaliste, et sans formation préalable, et c’est ce qui se passe. Mieux, il n'existe pas d'agence de presse, qu'est-que c'est ? Une agence de presse, c'est l'AFP ou REUTERS, qui vend des informations aux journaux, reçues par téléscripteurs. Par exemple, en France, E. Macron prend l'avion pour aller aux USA. Alors l'AFP envoie un journaliste faire un reportage, qui sera vendu tel quel (si possible), ou remanié par les journaux qui achètent cette information. Quant aux journaux papier, ils sont circonscris à Bangui seulement, et s’ils atteignent 300 exemplaires vendus/jour, c'est bien là le bout du monde. Pour les journaux en ligne, c'est vite vu, c'est gratuit. Alors, sachant qu'il n'y a pas de tissu industriel dans le pays, c'est quoi le modèle économique ? On se débrouille dit-on, et quand bon nombre font de la propagande de Touadéra à quasi chaque article, en lui donnant du "Mr le professeur" ou "son excellence", on se doute d'où vient le financement, sachant qu'en RCA, il n'y a pas d'aide étatique aux journaux. Bref, la presse en Centrafrique navigue entre soumission au pouvoir et improvisation, et comme disait un collègue de l'AFP "Ils savent trouver l'information, mais ils ne savent pas l'exploiter."
Par : Aline M'PANGBA-YAMARA (LNC) Directrice de LAMINE MÉDIA Rédactrice en chef de LNC
For: LAMINE MEDIA
Date: March 23, 2026
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