Add your promotional text...


Editorial....
Par Aline M'PANGBA-YAMARA | LNC Directrice de LAMINE MÉDIA Rédactrice en chef de LNC
Parlons un peu de nous, pour changer. Vous l’avez sans doute remarqué : notre média refuse la publicité. Ce choix est délibéré. La publicité distrait le lecteur et, lorsqu’elle devient trop intrusive, elle parasite l'article. De toute façon, ce ne sont pas les recettes publicitaires locales qui permettraient de payer nos salaires. Puisque publier gratuitement a un coût, et que nous n’émargeons pas à la Présidence pour jouer les griots – contrairement à tant d'autres –, il nous faut bien trouver des moyens de subsistance. C'est pourquoi nous publions anonymement sous d'autres cieux. En République Centrafricaine, personne ne vit formellement du journalisme. À vrai dire, la profession y est quasi inexistante : n’importe qui peut s'improviser reporter du jour au lendemain. À l'inverse, nos journalistes ont majoritairement étudié en France, à Sciences Po et dans les grandes écoles de journalisme. Ils ne forment pas une génération d'amateurs improvisés. Surtout, ils savent écrire – et le meilleur à ce jeu-là est sans conteste Gilles DELEUZE. Chez nous, on ne baragouine pas « à la Centrafricaine » : nous écrivons dans un français académique et aisément compréhensible. Le « chef » y veille personnellement. Savez-vous que la population de Bangui a doublé depuis l'ère Bokassa, il y a plus de cinquante ans ? Elle est passée de 500 000 à un million d'habitants. Pourtant, la ville a conservé les mêmes infrastructures : un seul réseau d'eau et d'électricité, un seul aéroport international, une unique université. Forcément, le système s'effondre. Les arches de Bangui tout comme les routes datent de 1977 et n'ont jamais été entretenues. Se dédouaner en répétant que la situation est pire chez les voisins est une excuse trop facile. Triste consolation. L'objectif n'est pas de remporter le concours du pays le moins fréquentable. À ce jeu-là, nous perdrions et de loin. En consultant le classement de Transparency International pour vérifier le niveau de corruption en RCA, je n'ai pas été déçue : notre pays stagne à la 150e place sur 182. Autrement dit, la corruption y est systémique et aucun effort n'est fourni pour la juguler. Rien d'étonnant avec un président lui-même corrompu qui bourre les urnes. Rappelons qu'il n'y a jamais eu d'élections régulières dans ce pays. Dès lors, une fois sortie de sa sous-région, la Centrafrique intéresse-t-elle encore qui que ce soit ? For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)
Date: September 2 2026
Copyright ©: 2013 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA
RECEVEZ NOTRE newsletter
contact@laminemedia.com
© 2025. LAMINE MÉDIA All rights reserved.
