Add your promotional text...


Avoir le Bac et le perdre
Par Sophie HERVOUET l LNC
(Bangui, le 21 Avril 2026 | LAMINE MEDIA) Le 20 Février 2025, un arrêté fut signé en catimini par le ministre de l’Éducation nationale, qui ne sera connu du public que récemment, dans la semaine du 13 avril 2026, ce qui a mis le feu aux poudre dans le pays.. Et il disait quoi cet arrêté ? Que dorénavant, et à titre exceptionnel, on pouvait avoir le baccalauréat et le brevet de technicien en économie familiale et sociale, par décision administrative, ce qui a profité à plusieurs dizaines de citoyens. Mais depuis la connaissance du document, une partie de l’opinion publique soupçonne une manœuvre destinée à favoriser certains candidats aux prochaines élections législatives. La nouvelle Constitution Centrafricaine exige en effet que tout prétendant à un siège de député, doive avoir un baccalauréat, ce qui renforce les interrogations autour du timing et de l’opportunité à cette décision. Devant la fronde des protestataires, le ministre de l’Éducation nationale, Aurélien Zingas, a tenu une conférence de presse le Samedi 18 Avril à Bangui, au cours de laquelle, Il a fermement rejeté toute intention politique, en dénonçant des allégations « infondées » et relevant de la désinformation. Mais sans préciser sur quels critères, il choisissait les heureux élus Cependant, il a précisè qu'il ne s’agissait nullement d’une attribution arbitraire de diplômes, mais d’une mesure de régularisation concernant des personnes ayant effectivement obtenu leurs examens, avant de perdre leurs diplômes officiels. Il a expliqué que la destruction des archives administratives, notamment en 2003 et durant les différentes crises qu’a connues le pays, a rendu certaines vérifications particulièrement complexes. « J’ai signé cette décision en âme et conscience. Il ne s’agit pas de distribuer le baccalauréat au hasard, mais de régulariser des diplômes réellement obtenus », a-t-il déclaré, rappelant que des mesures similaires avaient déjà été prises par le passé pour permettre l’authentification de certains diplômes. Toutefois, en dépit de ses explications, la contestation continue. Par exemple, l’association de la société civile I Gwé a annoncé son intention de saisir la justice administrative pour demander l’annulation de l’arrêté. Son coordonnateur, Quentin Ngbouando, juge la décision « inacceptable », estimant que le baccalauréat ne saurait être assimilé à une simple formalité administrative. « Le baccalauréat est un diplôme fondé sur la méritocratie et qui ouvre l’accès aux études supérieures. Ce n’est pas une décoration que l’on attribue par arrêté », a-t-il affirmé. Et d-autres personnes et associations envisagent également de porter plainte devant le tribunal administratif, invoquant une atteinte aux principes d’égalité et de mérite. For:
LAMINE MEDIA(en FR et GB)
Date: 21 April 2026
Copyright ©: 2013 - 2026 All rights reserved: LAMINE MEDIA
RECEVEZ NOTRE newsletter
contact@laminemedia.com
© 2025. LAMINE MÉDIA All rights reserved.
