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Procès de Martin Koumtamadji
Par IMarie Pierre COPPENS l LNC
(N'Djamena, le 4 Septembre 2026 | LAMINE MÉDIA) Après un report dû à une raison assez cocasse, l’anniversaire de la naissance du prophète, c'est le 31 Août à N'Djamena qu'a repris le procès du chef de guerre Tchado-Centrafricain, Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, car en effet il est né en 1965 au Tchad, d'un père Tchadien et d'une mère Centrafricaine et grandit en Centrafrique après le décès de son père. Puis il est devenu commerçant avant d'être chef de guerre, en combattant les troupes de Bozizé. En 2004 il avait fondé le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) dont l'objectif affiché était de renverser le régime .de Bozizé. En bref, il rodait à la frontière entre le Tchad et la Centrafrique Arrêté au Tchad le 19 Novembre 2019, avec ses co-accusés, il sera incarcéré 7 ans, sans jugement, enfin, ce jour est arrivé. Il est tout de même accusé de prises d’otages, de rackets et d’exactions, par ailleurs, il est cité dans plusieurs rapports de l’ONU et d’organisations de défense des droits humains. Pour Narcisse Issa Bandengba, premier substitut de base du procureur de la République en RCA : "Il y a de cela plus de 3 ans, il y avait une procédure ici devant la cour Centrafricaine contre Abdoulaye Miskine et en ce temps, le cabinet d’instruction qui était en charge du dossier de cette procédure avait décerné un mandat d’arrêt international à l’encontre d'Abdoulaye Miskine, lequel mandat a été régulièrement transmis à la justice tchadienne", mais toutes les demandes d'extradition sont restées lettre morte En Centrafrique, Charlie Ouagotto, ancien otage du Front démocratique du peuple Centrafricain (FDPC), se souvient de sa captivité. : "Ils m’ont pris, ainsi que mes clients. Ils ont incendié mon véhicule neuf. Ils nous ont retenus comme otages durant trois mois et demi. Nous avons été libérés grâce à l’action de l'abbé Mathieu" assure l'ex-otage.." Globalement, la justice Tchadienne incrimine Abdoulaye Miskine pour les faits de crime commis à Batangafo et Kabo dans le nord de la Centrafrique, et contre des Tchadiens. Au Tribunal, ses avocats ont remarqué l’absence de la partie civile à ce procès. Et pour eux c'est simple, leur client n'a rien fait, le dossier est vide, Ce qui, selon eux, doit amener à un acquittement pur et simple du prévenu. Pour eux, c'est une affaire politique. Et ils contestent même la compétence territoriale de la justice Tchadienne, arguant que les faits qui lui sont reprochés se seraient passés en Centrafrique L’audience a repris ce Vendredi 4 Septembre par le début des réquisitions du ministère public.
For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)
Date: September 4 2026
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