Les recommandations de la Banque Mondiale

Par Sofia VANDENBROECK l LNC

(Bangui, le 14 Juillet 2026 | LAMINE MÉDIA)En début de mois, des représentants de la Banque mondiale étaient à Bangui, et pas pour rigoler, ils ont organisé un atelier dénommé « Renforcer la transparence, la visibilité et l’efficacité du secteur public », l’atelier a réuni des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la société civile autour d’un diagnostic de la situation budgétaire du pays, qui est opaque, et improvisée. Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique centrale, Cheick Fantamady Kanté, a diplomatiquement dit tour le mal qu'il pensait de la manière dont sont dirigées les finances publiques Centrafricaines, parlé, chiffres à l'appui de sa grande dépendance de de l’extérieur. et il a dit : « Cette dépendance constitue une vulnérabilité et non une stratégie de développement ». La Banque mondiale recommande trois axes prioritaires : renforcer la mobilisation des recettes intérieures en modernisant les administrations fiscale et douanière et en améliorant la contribution des secteurs extractif et forestier ; améliorer la qualité des dépenses publiques afin que chaque franc CFA investi produise des résultats concrets ; renforcer la coordination entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers afin d’aligner davantage l’aide extérieure sur les priorités nationales. Représentant le ministre des Finances et du Budget, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, a reconnu les faiblesses structurelles mises en évidence par cette revue. Il a précisé entre autres que la masse salariale absorbait plus de 70 % des recettes intérieures, limitant fortement les investissements dans les infrastructures, l’éducation et la santé. Il a aussi dit que plus de 80 % des investissements publics étaient financés par les partenaires extérieurs. Même s'il l'a promis de suivre les recommandations de la Banque mondiale le gouvernement Centrafricain les fera-t'il ? surtout que parmi les principales mesures annoncées figurent : l’augmentation des recettes intérieures jusqu’à 12 % du PIB à moyen terme, avec un objectif de 15 % à long terme ; la modernisation et la numérisation des administrations fiscale et douanière ; le renforcement de la gestion de la trésorerie et de la dette publique ; l’amélioration de la transparence budgétaire grâce à une meilleure publication des documents financiers de l’État ; la réorientation progressive des dépenses publiques vers les secteurs sociaux et les infrastructures prioritaires. Au niveau des promesses qui n'engagent à rien, il y a : le renforcement de la fiscalité des secteurs minier, forestier et des télécommunications, de lutte contre les exonérations injustifiées et de développer les paiements électroniques afin d’améliorer le recouvrement des recettes. Ces conclusions des recommandations furent présentées devant le Premier ministre Félix Moloua, qui a plaidé pour une meilleure prise en compte du secteur informel dans les politiques publiques. Les ministres Aurélien Simplice Kongbelet Zingas (Éducation nationale) et Rufin Benam Beltoungou (Mines et Géologie) ont également formulé plusieurs observations en vue d’enrichir les réformes proposées.

For: LAMINE MEDIA (in FR and GB)

Date: 14 July 2026

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