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La LCDH Centrafricaine sort un rapport
Par Mathilde LERAT l LNC
(Bangui le 18 Septembre 2026 | LAMINE MÉDIA) En Centrafrique: la situation des droits de l'homme est vraiment le cadet des soucis des autorités, tant le respect de la vie y est hypothétique, ce qui fait que l'existence d'une Ligue Centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) y est anecdotique, et celle-ci le Jeudi 17 Septembre, avant hier donc, commis un bilan préoccupant des droits humains dans le pays, en demandant aux autorités qui s'en moquent, de tout faire pour protéger les populations vulnérables; autant dire un vœu pieux. Dans le même rapport, elle demande aussi au gouvernement de tout faire pour s'occuper du sort des trois agents de l’État pris en otage à Bambouti, en Décembre 2025, par la milice AAKG. On y parle aussi de violences et de tueries restés impunis à travers le pays, comme les assassinats de l’abbé Crépin Martial Monga, à Zémio, en Juin 2026, ou ceux du géologue Suisse Lucca Maggini et de son aide de camp à Damara, en Août dernier.
Maître Hyacinthe Longba Yaondo, membre de cette ligue qui empêche de violer les Droits de l'homme en rond, explique que : « Nous avons documenté en commençant par le rétrécissement de l’espace civique, car pour un Centrafricain lambda il est difficile de parler », ajoutant, « et nous avons également voulu relever la situation des violences et atteintes des civils par les forces nationales et leurs alliés. »
Toujours dans ce rapport y est évoqué aussi, le cas de l’opposant Anicet Georges Dologuélé,au passage, toujours en attente de sa réintégration dans la nationalité Centrafricaine, et où la Ligue appelle les autorités à au moins respecter les décisions du Conseil constitutionnel.
En outre, la LCDH par la voix de son Président Joseph Bindoumi,dénonce la mauvaise gestion du secteur minier, comme c'est le cas du site aurifère de Zamboï, à la frontière du Cameroun. Le 18 Août dernier, un éboulement meurtrier se produisait sur place et « nous avons noté que, parmi les victimes se trouvaient des Camerounais et des Tchadiens », ou encore :. « Or les étrangers ne devraient pas se trouver dans les zones minières en RCA sans avoir obtenu une autorisation préalable comme le veut le code minier national »,.
Comme il fallait s'y attendre, au vu de ces critiques, la LCDH est accusée de proximité avec certains responsables politiques,ce qui l'oblige à réaffirmer qu’elle est une organisation neutre et apolitique. Et rappelle que sa mission est de défendre les droits humains et d’alerter sur leur dégradation.
For: LAMINE MEDIA
(in FR and GB)
Date: September 18 2026
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